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Voie de l'Esprit - Unité de l'âme et du sang

25 mars 2026: l'ONU, simple organe politique

01/04/2026

25 mars 2026: l'ONU, simple organe politique

 

L'ONU adopte une résolution qualifiant la traite transatlantique de "crime le plus grave contre l'humanité".

 

 

 

Cette qualification fait encore dans le concurrence victimaire, un outil politique qui est une manière tout à la fois :

 

  • de pointer l'homme blanc comme responsable des pires atrocités de la planète
  • d'amalgamer le monde blanc comme traversé par une force homogène, éclipsant qu'il a su se battre le premier pour l'abolition de l'esclavage, à commencer par l'Angleterre puis la France
  • d'occulter les autres traites en les taisant
  • de minimiser le degré de cruauté d'autres commerces d'esclaves
  • de favoriser, en nourrissant un terreau de culpabilité des uns et de victimisation des autres, les comportements délétères d'irresponsabilité individuelle comme de domination de son prochain chez les individus les plus moralement médiocres
  • d'avouer aussi que l'héritage ancestral existe, l'individu de l'instant t des sociétés de consommation retrouve dans ce cas seulement sa continuité historique, ses racines

 

 

 

La sagesse voudrait que toutes soient mises en avant, reconnaissant l'humanité telle qu'elle est, marquant ainsi clairement une volonté d'apaisement.

 

 

 

 

Réaction de Bernard Lugan, un amoureux de l'Afrique ayant traîné ses guêtres des décennies durant sur ce continent

 

 

Le 25 mars 2026 par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique de « crime le plus grave contre l’humanité ». Ont voté pour cette résolution la totalité des pays africains à l’exception du Bénin, la totalité des Pays arabes, des pays asiatiques et du « Sud global », à l’exception d’Oman ; 3 États ont voté contre (États‑Unis, Israël et Argentine), et 52 Etats se sont abstenus dont tous les pays de l’Union européenne, plus le Royaume-Uni.

Avant l’analyse en profondeur réservée aux abonnés à l’Afrique Réelle, ce vote appelle trois remarques préalables :

1) Il est pour le moins « insolite » qu’aient voté pour cette résolution des pays ayant un puissant passé esclavagiste, ainsi:
- L’Egypte, où dans les années 1880, au Caire, les soixante-dix marchands d’esclaves ayant pignon sur rue, vendaient des hommes, des femmes et des enfants capturés  dans  l’actuel Soudan du Sud.

- La Libye, dont les marchands d’esclaves d’hier razziaient la région tchadienne la vidant de sa population, et dont les trafiquants d’aujourd’hui réduisent  des milliers de migrants en esclavage,
- L’Algérie, dont les pirates écumaient la Méditerranée et ses littoraux à la recherche d’esclaves européens,
- La Mauritanie, véritable cas d’école où, malgré plusieurs abolitions l’esclavage qui est encore une réalité touche les Haratines et certaines castes négro‑mauritaniennes, soit environ 1,2 % de la population. Et où Biram Dah Abeid, figure majeure du combat anti‑esclavagiste, fondateur de l’IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste), lauréat du Prix des droits de l’homme de l’ONU (2013) est régulièrement emprisonné.
- La Tanzanie, dont le seul marché de Zanzibar a vu passer des centaines de milliers d’esclaves,
- Les pays de la péninsule arabe qui étaient les pourvoyeurs de ce honteux commerce, ainsi que l’Iran et les pays du Moyen-Orient, destinations de ces esclaves…

 

 

La suite en s'abonnant à l'Afrique réelle.